Philippe Germain et Charlot Salwai, Premier ministre du Vanuatu, ont signé ce lundi 19 mars une convention pour le financement de la première tranche des travaux de la future Université nationale bilingue, à Port-Vila. L’occasion de souligner la bonne santé de la coopération qui unit les deux pays, particulièrement depuis 2015.

Jeudi 1er mars, Philippe Germain et Philippe Renault, directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Nouméa, avaient signé une convention de financement pour la construction de l’Université nationale bilingue du Vanuatu, par laquelle l’AFD octroyait 83,5 millions de francs à la Nouvelle-Calédonie. Ce lundi 19 mars, dix-huit jours plus tard, la signature d’une convention par le président Germain et le Premier ministre vanuatais Charlot Salwai – en présence de Jean-Pierre Nirua et Hélène Iékawé, leurs ministres de l’Éducation – concrétise le transfert de ces fonds (et ceux de la Nouvelle-Calédonie sur fonds propres) vers le Vanuatu (lire détails ci-dessous).

« Cette convention permettra de bâtir les locaux qui préfigureront une université au sein de laquelle les étudiants bénéficieront d’un enseignement en français et en anglais, indique le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Elle illustre de façon concrète la coopération qui existe entre nos deux pays depuis 2015, dans deux domaines essentiels pour la jeunesse du Pacifique, l’éducation et la francophonie, lesquels constituent la marque de fabrique du gouvernement de Charlot Salwai ».

Un appui sans faille

Le quart du budget de la République du Vanuatu est en effet consacré à l’éducation, comme le rappelle le Premier ministre. Depuis de nombreuses années, le pays envisageait de créer sa propre université nationale, afin notamment de limiter la fuite de ses élites. Mission accomplie d’ici 2020. « Le Vanuatu s’engage aujourd’hui dans une voie ambitieuse : l’émancipation et l’épanouissement de notre jeunesse. Accordons-lui aujourd’hui l’opportunité de se mesurer intellectuellement aux cousins mélanésiens, polynésiens, micronésiens, voire même australiens et néo-zélandais. Pour cela, nous avons la chance d’être accompagnés par nos amis calédoniens qui, à travers cette convention, nous montrent une fois encore que nous pouvons compter sur leur appui sans faille. »

La République du Vanuatu est en effet le premier partenaire de la Nouvelle-Calédonie en termes de coopération régionale. Les diverses actions s’inscrivent dans le cadre d’une convention de coopération conclue en 2002 entre les deux voisins et la France, et toujours renouvelée depuis. Cette coopération s’est renforcée, conformément à la volonté conjointe des deux gouvernements, par la signature, en mars 2017, d’un « cadre conjoint de coopération » qui pose les jalons d’un véritable partenariat entre les deux pays dans une douzaine de secteurs d’activité.

De la scorie exportée au Vanuatu

La dernière commission mixte, instance délibérante qui entérine le programme annuel de coopération, s’est tenue à Port-Vila le 17 juillet 2017. Pour la deuxième année consécutive, les actions prioritaires ont concerné les secteurs de la formation, de l’éducation, de la francophonie, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Mais entre les deux voisins et cousins, les axes de coopération – bilatérale ou régionale – sont multiples : économique, scientifique, culturel, sanitaire, sportif, etc. « Nous partageons avec le Vanuatu différentes ambitions, poursuit Philippe Germain. En matière de pêche, de gestion des aires marines protégées, de desserte aérienne ou encore d’infrastructures aéroportuaires ». Dernier exemple en date, la vente par la SLN de scories au Vanuatu pour la modernisation du réseau routier. « Elle répond au souhait du gouvernement vanuatais de préserver sa ressource en sable et nous offre la possibilité d’exporter un produit qui jusqu’à présent n’était pas valorisé à l’extérieur. »

 

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